Syndrome d’activation macrophagique d’origine infectieuse : une série des cas de l’hôpital Charles Nicolle, en Tunisie

Auteurs

  • Soumaya Chargui Hôpital Charles Nicolle, rue des faunelles, Tunis/Tunisie
  • Anis Haris Hôpital Charles Nicolle, rue des faunelles, Tunis/Tunisie
  • Imene Bourkhis Hôpital Charles Nicolle, rue des faunelles, Tunis/Tunisie
  • Samira Azzabi Hôpital Charles Nicolle, rue des faunelles, Tunis/Tunisie
  • Lamia Ben Hassine Hôpital Charles Nicolle, rue des faunelles, Tunis/Tunisie
  • Ezeddine Abderrahim Hôpital Charles Nicolle, rue des faunelles, Tunis/Tunisie

DOI :

https://doi.org/10.4314/aam.v15i1.8

Mots-clés :

activation macrophagique, infection, hémophagocytose, leishmaniose, tuberculose

Résumé

Contexte et objectifs. Le syndrome d’activation macrophagique (SAM) est une pathologie rare mais souvent mortelle dont les causes infectieuses revetent une grande importance. Le présent travail avait pour objectif de décrire les caractéristiques clinico-biologiques des SAM d’étiologie infectieuses. Méthodes. Il s’agissait d’une étude descriptive concernant les patients ayant présenté un SAM au service de Médecine Interne B de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis entre janvier 2004 et décembre 2019. Résultats. Il s’agissait de six hommes et trois femmes, d’âge moyen de 39,4 ans, tous presentant de la fievre. Les étiologies infectieuses étaient : une leishmaniose viscérale de l’adulte dans trois cas, une tuberculose disséminée dans deux cas, une tuberculose ganglionnaire associée à une infection par le virus de l’immunodéficience humaine dans un cas, un choc septique à staphylocoque dans deux cas et une endocardite infectieuse à germe décapité dans un cas. Les examens ayant montré une bonne rentabilité étiologique étaient : l’examen direct au myélogramme, les sérologies, la biopsie ganglionnaire. Pour nos neuf patients, un traitement étiologique, spécifique a pu être administré. Quatre patients avaient reçu une corticothérapie. L’évolution était favorable dans sept cas, et fatale dans deux autres cas. Conclusion. Cette étude montre la place prépondérante de l’étiologie infectieuse dans le SAM. En cas d’hémophagocytose, une recherche d’infections bactériennes, virales et parasitaires s’impose, même en l’absence d’orientation étiologique. Le traitement spécifique de l’agent causal infectieux est crucial dès son identification afin d’améliorer le pronostic.

Reçu le 20 août 2021

Accepté le 25 octobre 2021

 

Publiée

24.12.2021

Comment citer

Chargui, S. ., Haris, A., Bourkhis, I. ., Azzabi, S. ., Ben Hassine, L., & Abderrahim, E. . (2021). Syndrome d’activation macrophagique d’origine infectieuse : une série des cas de l’hôpital Charles Nicolle, en Tunisie. Annales Africaines De Médecine, 15(1). https://doi.org/10.4314/aam.v15i1.8